À l’angle du mihrab du sourcil de l’A(a)imé(e) Étude du visible et de l’invisible de l’amour dans le ghazal hafezien

01 Jan 2017

Sharareh Chavoshian

Maître assistante à l’Université Alzahra

sh.chavoshian@alzahra.ac.ir

Zeinab Golestâni Déro

Doctorante à l’Université Shahid Beheshti

art.zeinab16@gmail.com

Date de réception : le 8 septembre 2016

Date d’approbation : le 15 décembre 2016

Résumé :

Essence de la création, l’amour ne cesse de se proposer comme l’un des thèmes fondamentaux de la littérature persane, notamment chez Hafez. Présent sur les frontières du sensible et de l’intelligible, l’amour tisse des liens sans cesse renouvelés entre le visible et l’invisible. Etablissant ainsi un parallélisme entre le sacré et le profane, il se caractérise dans la littérature mystique par une ambiguïté interprétative qui, loin d’entraver la perception du sens, permet la naissance d’une expérience esthétique du sensible, celle qui apparaît dans les vers de Hafez et ce, grâce à la présence d’un élément architectural sacré, à savoir, le mihrab pour lequel le poète a évoqué un autre signifié, le sourcil de l'A(a)imé(e). Cet article a pour objectif d'étudier cette binarité du sens de l'A(a)mour chez Hafez et de justifier son choix pour un élément architectural apte à évoquer cet A(a)mour.

Mots-clés : Hafez, Amour, visible, invisible, mihrab